Nicolas Flamel, un secret violé

Nicolas Flamel, un secret violé

  • 12/4/2017
  • 01:58 PM

Recherches historiques sur la véritable identité du libraire Nicolas Flamel (c.1340-1418).

                                                          Nicolas Flamel, un secret violé

                                                               - études fulcanelliennes -

                                                                       tome I 2017

                                                                Auteur : Walter Grosse

Un livre de 172 pages, format A4 (21,00 x 29,70 cm), imprimé au Portugal type thèse (édition d'auteur - Print on Demand). Impression en couleur et en noir et blanc. Très documenté.

Nicolas Flamel. Voilà un nom qui a fait couler beaucoup d'encre et qui a perturbé le sommeil de nombreux historiens !

Les chercheurs qui se sont penchés sur les mystères de ce fameux écrivain-libraire parisien des XIVe et XVe siècles, mieux connu par l'alchimiste de la paroisse de Saint-Jacques-de-la- Boucherie, le font toujours en pensant qu'il s'agit de sa véritable identité, ce qui est une grossière erreur. En fait, son vrai vrai nom n'est pas et n'a jamais été "Nicolas Flamel". Ce n'est qu'un pseudonyme, soit un nom de plume :

« [...] [S]on nom même parle comme un pseudonyme choisi tout exprès. Nicolas, en grec Νικóλαος, signifie vainqueur de la pierre (de Νίχη, victoire et λαος, pierre, rocher). Flamel se rapproche du latin Flamma, flame ou feu [...] [1].»

"Nicolas Flamel" = le vainqueur de la pierre par le feu.

Hélas ! Comment vouliez-vous le trouver sous ce nomen ?

D'après l'historienne américaine Mary A. Rouse, « il n'est pas difficile de trouver Nicolas Flamel. Il est cependant très difficile de trouver Nicolas le libraire [...] [2]

« Il est fort possible que Nicolas Flamel n'ait pas été un "escripvain de fourme", c'est-à-dire un copiste de livres soignés [3]. »

En effet, Le Roux de Lincy reproduit ainsi l'observation de l'historien, archéologue et archiviste paléographe Auguste Vallet de Viriville (1815-1868), membre résidant de la Société nationale des antiquaires de France :

« Le nom de Nicolas Flamel [...] ne se trouve pas parmi ceux des artistes en écriture qui ont signé les beaux manuscrits du temps [...]   [4]. »

En effet, voici ce qu'en pense Eugène Canseliet dans son étude historique sur ce personnage :

« Nicolas Flamel n'aurait donc que très peu copié lui-même, sans doute trop absorbé par ses travaux chimiques [...] [5].»

Ou serait-ce plutôt parce que ce nom n'était qu'un pseudonyme ?

Bizarrement, Eugène Canseliet ne fait pas ici référence au fait que Fulcanelli ait affirmé que "Nicolas Flamel" était juste un pseudonyme, le vainqueur de la pierre par le feu, car s'il n'a pas exercé son métier sous ce pseudonyme ; il aurait bien pu l'avoir fait sous sa véritable identité !

Bien que Fulcanelli ait mis en évidence la pseudonymie, tout à fait alchimique, du libraire de la rue des Écrivains, cette possibilité est encore totalement ignorée par ceux qui étudient la vie et l'œuvre de Nicolas Flamel.

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[1] Fulcanelli, Les Demeures Philosophales et le symbolisme hermétique dans ses rapports avec l'art sacré et l'ésotérisme du grand œuvre, t. I, Jean-Jacques Pauvert, éditeur, Paris, 1965, « L'Homme des Bois », p. 317.

[2] « [...] it is not difficult to find Nicolas Flamel - merely difficult to find Nicolas the libraire. », Godfried Croenen, Patrons, authors and workshops : books and book production in Paris around 1400, vol. 4, ed. Godfried Croenen and Peter F. Ainsworth, Peters Publishers, 2006, Synthema Series, « Archives in the service of manuscript study the well-known Nicolas Flamel, par Mary A.    Rouse », p. 77.

[3 ] Paris et ses historiens aux XIVe et XVe siècles, Histoire Générale de Paris, Documents et écrits originaux recueillis et commentés par Le Roux de Lincy et Lazare Maurice Tisserand, Imprimerie impériale, Paris, 1867, « VII. Les lettrés, les artistes et les artisans à Paris vers la fin du XIVe siècle et au commencement du XVe - 6º Les Écrivains et les Enlumineurs (les deux Flamel, Gobert, Sicard, Crespy, Guillemin, Perrin, Les Trois Frères Enlumineurs, etc.) », p. 454

[4]  Ibid., p. 454.

[5] Nicolas Flamel, Le Livre des Figures Hiéroglyphiques, Le Sommaire Philosophique, Le Désir Désiré, précédés d'un avant-propos de René Alleau et d'une étude historique sur Nicolas Flamel par Eugène Canseliet, S.G.P.P., Denoël, Paris, 1970, Bibliotheca Hermetica, Collection dirigée par René Alleau, Nº 1, « Nicolas Flamel, Étude Historique par Eugène Canseliet », p. 55.

 


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